lun.
09
janv.
2012
Actuellement, jusqu’à 80 personnes trouvent refuge dans le Centre d’hébergement de requérants d’asile Hochfeld, à Berne. Mais le mandat pour la gestion de l’institution est revenu à court terme à une entreprise privée et non, comme on le pensait, au service d’aide aux réfugiés de l’Armée du Salut.
Photo : Open Heart
Le service d’aide aux réfugiés de l’Armée du Salut célèbre son 30ème anniversaire cette année, une belle réussite. Cela fait déjà trois ans que l’Armée du Salut exploite avec fiabilité les abris de la protection civile situés au Hochfeld. Mais le Canton a décidé de donner la gestion de l’hébergement des demandeurs d’asile à une société qui dirige déjà plusieurs centres d’asile fédéraux.
« C'est incroyable, » s’exclame Paul Mori, responsable de l’aide aux réfugiés de l’Armée du Salut, « parce que nous nous sommes assis et avons parlé durant plusieurs heures avec les personnes responsables pour le canton. » Depuis novembre, l’organisation comptait sur cette mission et avait préparé le personnel, les fonds nécessaires et l’établissement.
« La raison officielle est que l’Armée du Salut n’aurait pas pu être prête assez rapidement, » a expliqué Paul Mori. « Mais le principe directeur est claire : on donne de plus en plus la gestion d’hébergements à des privés. » Cela constitue un risque : on ne dirige pas un hébergement d’asile comme une entreprise. Paul Mori regrette qu’un tel un projet soit géré dans un but lucratif et de rentabilité. Car le principe de l’Armée du Salut est tout autre : que chaque homme retrouve sa dignité. Pour Paul Mori, si quelqu’un est en quête d’asile, il faut le considérer comme une victime du système.
La perte de ce mandat ne menace pas l’existence de son département, mais cela marque bien la préférence de donner les œuvres de bienfaisance à des entreprises privées. Selon Paul Mori « Pour l’aide aux réfugiés de l’Armée du Salut, jusqu’à 220 personnes sont concernées. »